La Rupture Prématurée des Membranes (RPM) avant terme : Expectative ou déclenchement ?
Sophie LOIZEAU - Nice
La RPM complique encore 3% des grossesses et concerne jusqu’à 40% des naissances prématurées. Malgré les mesures d’antibioprophylaxie recommandées par les sociétés savantes, l’infection materno-fœtale demeure la principale complication des RPM. Le pronostic de ces enfants est alors dominé par la morbidité liée à la prématurité, à laquelle se surajoute le risque infectieux. Actuellement, aucune publication prouve que déclencher l’accouchement avant 32 Semaines d’Aménorrhée (SA) diminue la morbidité néonatale. En revanche, les interrogations persistent quant à la prise en charge après 32 SA. En effet, si le risque lié à la prématurité diminue après 32 SA, le risque de détresse respiratoire n’en demeure pas moins négligeable, prenant le pas pour certains auteurs sur le risque infectieux. La RPM fait ainsi, au sein des équipes obstétrico-pédiatriques, l’objet de discussion sur la prise en charge : aucun consensus n’est actuellement validé et les recommandations actuelles françaises pour la clinique laissent la porte ouvertes sur 2 attitudes possibles : l’expectative ou l’attitude interventionniste.
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